Raymond Roussel

In the Gutenberg Project you will only find Locus Solus:
http://www.gutenberg.org/etext/19149

There you can read:
"Pour mettre en saisissant relief l'extrême perfection de ses pronostics, Canterel imagina un appareil capable de créer une oeuvre esthétique due aux seuls efforts combinés du soleil et du vent."

In Impressions d'Afrique (in my 2005 Flammarion edition, pp. 116-117) though:
"Le nouveau bouillonnement prit la forme d’un immense demi-cadran aux indications étranges. Le mot « MIDI », nettement tracé en relief par l’eau, occupait la place habituellement réservée à la troisième heure ; ensuite venaient vers le bas, sur un seul quart de cercle, toutes les divisions depuis une heure jusqu’à onze heures ; à l’extrémité inférieure, au lieu du chiffre « SIX » on lisait « MINUIT » écrit en toutes lettres dans l’axe du diamètre ; puis, vers la gauche, onze nouvelles divisions aboutissaient à une seconde édition du vocable « MIDI » remplaçant la neuvième heure. Jouant le rôle d’aiguille solitaire, un long chiffon, ressemblant à la flamme d’un fanion, se rattachait au point exact qui eût figuré le centre du cadran complété ; soi-disant poussée par le vent, la souple banderole s’allongeait vers la droite, marquant cinq heures du soir avec sa pointe fine et tendue. L’horloge, dressée au sommet d’une tige solidement plantée, ornait un paysage découvert où passaient quelques promeneurs, et toute la reproduction liquide était surprenante de précision et de vérité.

« L’horloge à vent du pays de Cocagne, » – reprit Fuxier, qui amplifia son annonce par le commentaire suivant :

« Dans le bienheureux pays en question, le vent, parfaitement régulier, se chargeait bénévolement d’indiquer l’heure aux habitants. À midi juste il soufflait violemment de l’ouest et s’apaisait progressivement jusqu’à minuit, moment poétique où régnait un calme plat. Bientôt une légère brise venue de l’est s’élevait peu à peu et ne cessait de croître jusqu’au midi suivant, qui marquait son apogée. Une saute brusque se produisait alors, et, de nouveau, la tempête accourait du ponant pour recommencer son évolution de la veille. Remarquablement adaptée à ces fluctuations invariables, l’horloge soumise en effigie à notre appréciation remplissait son office mieux que le banal cadran solaire, dont la tâche uniquement diurne est sans cesse entravée par le vol des nuages. »"